P. Sellier ( … 1810 …)

Extrait de Grimod de La Reynière, Alexandre-Balthazar-Laurent (1758-1837).
Almanach des gourmands : servant de guide dans les moyens de faire excellente chère par un vieil amateur. 1810. Consulté sur Gallica

Création

Pierre Sellier, dont le père était marchand chandelier à Paris, est déjà installé à Nantes lors de son mariage en 1787. Il est négociant. On trouve des annonces à son nom pour de la graineterie, puis dans les premières années 1800 pour des articles très divers.

Adresses

8 rue des tripiers qui change de nom et devient en 1792 la rue du trépied.
2 rue du trépied à partir de fin 1811

Activité

Les annonces disponibles démontrent une activité de négoce très variée, principalement comme marchand chandelier, mais aussi épicier ou droguiste avec de l’huile de pied de mouton récente pour mécaniques, pompe, fromages croûte rouge ou beurre de Morlaix.

Mais c’est la publicité qu’en fait l’auteur gastronomique Grimod de la Reynière qui nous pousse à l’inclure dans notre liste des conserveurs nantais : celui-ci, dans son almanach de 1810 rapporte les « préparations imaginées pour maintenir les sardines dans toute leur fraîcheur, pendant un laps de temps considérable ». Ces confitures sont de trois espèces : au beurre, au vinaigre, et à l’huile.
« Les sardines, ainsi préparées, renfermées dans des boîtes de fer-blanc soudées, peuvent voyager sans risques, et arriver sur la table des Gourmands presqu’aussi bonnes que lorsqu’elles sortent de la Mer ». Après différents commentaires : « Les meilleures Sardines confites se confectionnent à Nantes : c’est de cette ville, si chère aux vrais Gourmands, que nous arrivent en boîtes carrées, presque toutes celles qu’on consomme à Paris. Mais tous les fabricants de Nantes ne réussissent pas également bien dans cette préparation. Nous croyons rendre un véritable service à nos Lecteurs, en leur indiquant, comme l’un des plus habiles, M. P. Sellier, négociant, au Cityse des Alpes, rue du Trépied, n°8, à Nantes »
Ce texte nous confirme donc l’existence de sardines à l’huile en boîtes de fer blanc soudées se conservant suffisamment pour être expédiées à Paris, fabriquées par plusieurs nantais.
Était-ce de la conserve avec traitement par la chaleur après fermeture ? Quel niveau de traitement thermique ?
Pierre Sellier était-il producteur ou revendeur ? Était-il en rapport avec Joseph Colin ?
Dans les années qui suivent, on trouve des annonces, hors mois de production, novembre à février, des produits apparentés à de la conserve : haricots blancs et rouges, pois verts nouveaux, fèves, oignons bien conservés.

Évolution de la structure

Peu d’éléments. Nous savons qu’il liquide son affaire en 1795 pour reprendre la même activité dans le même lieu. Est-ce pour s’associer à son frère François ? Celui-ci, plus jeune de 14 ans, s’installe un peu plus tard comme marchand chandelier ou marchand épicier à Saint-Similien ?

Marque

Grimod de la Reynière cite : « Au cityse des alpes ». Pas d’autre trace retouvée.

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